Gaza n’est pas à vendre
Gaza n’est pas à vendre
Le monde est plutôt habitué aux frasques verbales, souvent insupportables de Donald Trump.
Il y a quelques semaines, le président américain en accord total avec Benjamin Netanyahou avait évoqué son souhait de transformer la bande de Gaza en « Riviera » du Moyen-Orient.
C’était jusqu’alors des mots, qui avaient déjà fait vivement réagir.
C’est maintenant un projet.
Le 31 août, le Washington Post a publié un document détaillé de 38 pages exposant très précisément la façon dont le locataire de la Maison Blanche, aidé par des responsables israéliens, imagine l’avenir de l’enclave palestinienne et de ses 2,2 millions d’habitants :
- Gaza transformé en zone touristique et de développement de technologies de pointe serait placé sous administration américaine pendant dix ans ;
- Déplacement soi-disant volontaire de toute la population gazaouie vers des pays tiers (Égypte et Jordanie entre autres) ou vers des zones sécurisées à l’intérieur même de la bande de Gaza, des camps de réfugiés en somme ;
- Une « offre financière » poussant les Gazaouis à abandonner leur terre qui est aujourd’hui détruite à plus de 80 % : 5 000 dollars en cash pour partir ainsi qu’une somme supposée couvrir quatre ans de loyer, on ne sait où, et un an de nourriture ;
- Les Gazaouis propriétaires terriens se verraient quant à eux offrir des « jetons numériques », à utiliser pour financer une nouvelle vie ailleurs ou à échanger contre un appartement dans l’une des six à huit nouvelles « villes intelligentes et alimentées par l’IA » devant être construites à Gaza ;
Ce projet ignominieux s’inscrit bien dans la suite logique de la politique du gouvernement israélien d’extrême droite consistant à vider la bande de Gaza de sa population palestinienne et à annexer la Cisjordanie.
Ce plan américain met également en avant un très grand intérêt économique. En effet, il prévoit la « location » de 30 % de l’enclave à des trusts américains, pour une durée de 25 à 99 ans. Les calculs inclus dans le plan prévoient un rendement presque quadruplé après dix ans sur un investissement de 100 milliards de dollars, avec des flux de revenus auto-générés continus.
Pour résumer, nous avons à faire ici à un plan colonialiste qui met fin à toute possibilité de création d’un État palestinien et qui en plus va rapporter très gros aux impérialistes américains et israéliens.
L’UJRE s’oppose à cette logique marchande. Gaza n’est pas à vendre et les êtres humains que sont les Gazaouis ne sont ni à acheter, ni à vendre, ni à tuer. Elle condamne sans réserve ce projet, qui s’il se réalisait, serait totalement contre-productif pour la paix dans la région et conduirait à une très forte augmentation de l’antisémitisme partout dans le monde.
La 80ème Assemblée générale des Nations Unies devrait, qu’elle se tienne à New York ou à Genève, du fait du refus de Trump d’accorder des visas à la délégation officielle palestinienne, aboutir à la reconnaissance de l’État de Palestine par de nombreux États, dont la France (engagement du 24 juillet 2025 du Président Macron).
Nous lui demandons instamment de se prononcer clairement contre ce projet.
Exposition Alain Kleinmann à la Maison Elsa Triolet – Aragon
Alain Kleinmann à la Maison Elsa Triolet – Aragon
du 07 septembre au 30 novembre 2025
L’UJRE tient à signaler la prochaine exposition d’Alain Kleinmann à la Maison Elsa Triolet-Aragon (78730 Saint-Arnoult-en-Yvelines)
« Les regards que je vois dans les toiles d’Alain Kleinmann, je les reconnais, ils sont comme surpris de notre mémoire vraie : les écritures qui les barrent, les espaces qui les enveloppent, les mouvements dans lesquels ils frissonnent semblent des morceaux arrachés à la réalité. […] La peinture d’Alain Kleinmann appartient à ce qui fonde l’art : un sentir pétri d’humanité chaude et douloureuse qui bouleverse par sa vérité plastique et poétique.» Aragon
À l’occasion du vernissage, un quintette à cordes de l’Orchestre national d’Île de France interprétera dans le parc « Le Grand Schubert » à 14h30. Détails et inscriptions sur le site de la Maison Elsa Triolet-Aragon
Résistance en Israël au gouvernement Netanyahou
Benjamin Netanyahou face à la population israélienneAprès avoir réuni son cabinet d’extrême droite vendredi 8 août, Benjamin Netanyahou a annoncé un plan complet de conquête militaire totale de l’enclave palestinienne.
Cette annonce a immédiatement déclenché de vives critiques et de graves inquiétudes de la part de la communauté internationale de façon quasi unanime.
La réaction de la population israélienne à cette annonce est entrée dans une toute nouvelle dimension. Depuis plus de deux ans, quelques milliers de personnes manifestent tous les samedis en réclamant la libération des otages, cette libération ne pouvant intervenir que dans le cadre d’un cessez-le-feu.
Ces dernières semaines, les oppositions en Israël se font de plus en plus présentes et insistantes :
- Vendredi, une pétition intitulée « Stop à la destruction – Oui à la reconstruction de Gaza » a été lancée par 300 architectes et urbanistes israéliens ;
- Très récemment, près de 600 anciens responsables de l’appareil sécuritaire en Israël, parmi lesquels plusieurs ex-patrons du Mossad et du Shin Bet, ont appelé le président américain Donald Trump à faire pression sur le Premier ministre israélien Benyamin
Netanyahu pour mettre fin à la guerre à Gaza : « Arrêtez la guerre à Gaza ! », exhorte un courrier ; - C’est maintenant une grande partie de la population qui réagit un peu partout dans le pays. Le forum des familles des otages annonce même une manifestation de plus de 100 000 personnes à Tel-Aviv ce samedi 9 août et lance un appel à la grève générale dimanche 17 août pour l’établissement d’un accord de libération de tous les otages encore prisonniers du Hamas et un arrêt immédiat de la guerre.
Et si Netanyahou et son plan macabre étaient défaits par la société israélienne ?
L’UJRE soutient sans aucune hésitation toutes les manifestations et actions menées en Israël, dès lors qu’elles se prononcent pour un arrêt de cette guerre, pour un droit des peuples israéliens et palestiniens à vivre libres et en toute sécurité et pour la libération des otages.
UJRE, Paris, le 11 août 2025
Un autre soutien à la reconnaissance de l’État de Palestine !
Vive la reconnaissance de l’État de Palestine!
Nous signalons que c’est ainsi qu’Une Autre Voix Juive (UAVJ) a salué l’annonce française de la reconnaissance prochaine de l’État de Palestine:
https://uavj.fr/actualites/49-vive-la-reconnaissance-de-letat-de-palestine
Le communiqué d’UAVJ converge largement avec le nôtre, inscrivant cette déclaration française dans le fil des positions diplomatiques de la France et du souci du droit international. Par là, cette déclaration est appréciée comme portant la recherche d’une issue politique et non militaire au massacre organisé à Gaza et dans les territoires occupés par le gouvernement d’extrême-droite israélien et vue comme un geste significatif susceptible d’initier une dynamique favorable à la recherche d’une paix juste et durable.
La conjonction de ces communiqués, auxquels on pourrait ajouter nombre d’autres expressions individuelles ou collectives, conforte l’expression des progressistes et démocrates juifs en France engagés dans la lutte contre l’antisémitisme, ulcérés par le déni de réalité du lobby pro-Netanyahou en France. Leurs convictions restent, pour l’instant, ignorées par une institution “représentative” qui demeure sous pression de l’ambassade d’un gouvernement d’extrême-droite ultra ayant pourtant fait la preuve du peu de cas qu’il porte au sort des juifs hors d’Israël.
Nous saluons l’engagement présidentiel à reconnaître l’État de Palestine

Nous saluons l’engagement présidentiel à reconnaître l’État de Palestine
L’Union des Juifs pour la Résistance et l’Entraide salue positivement la décision présidentielle qui confirme l’intention déjà annoncée en juin de reconnaissance par la France de l’État de Palestine. Cette position conforte notre attachement à la recherche d’une paix juste au Proche-Orient, basée sur le droit de l’État d’Israël à sa sécurité et celui du peuple palestinien à un État.
Cette reconnaissance avait été envisagée lors de la réunion de l’assemblée générale des Nations Unies, fin juin dernier, réunion annulée en raison des tensions résultant du déclenchement des attaques israéliennes sur l’Iran, qui amenait à repousser cette annonce officielle. Elle s’inscrit légitimement dans le cadre du droit international, des résolutions successives des Nations Unies, et dans le droit fil des résolutions sur la reconnaissance de l’État de Palestine votées en France par l’Assemblée nationale et le Sénat en 2014.
Avant même la reconnaissance solennelle aux Nations Unies, faisant écho à une indignation mondiale sans précédent, cette nouvelle annonce française contribue déjà à encourager de nouveaux pays européens à se joindre à cette démarche, déjà effectuée par plusieurs d’entre eux. Sa signification n’a pas échappé au gouvernement israélien qui se débat dans d’insupportables dénégations, percevant aussi l’exaspération face à la duplicité et au mépris dont il a constamment usé envers la France.
La conférence organisée à Paris le 4 juin 2025 par le PCF et l’OLP, montrait clairement que la reconnaissance, aux côtés de l’État d’Israël, de l’État de Palestine et de ses représentants légitimes, sans délai et sans conditions, en offrant une réponse politique, pouvait engager une dynamique de paix durable, permettre d’envisager un cessez-le-feu, la libération des otages et l’accès de l’aide humanitaire et des journalistes aux populations palestiniennes.
Les civils palestiniens à Gaza ont été bombardés, déplacés, affamés, assoiffés, victimes de destructions massives n’épargnant ni hôpitaux ni écoles. Ceux de Cisjordanie subissent aussi une occupation toujours plus cruelle, victimes depuis de longs mois d’une violence militaire meurtrière se prétendant vengeresse, violence qui ne porte aucune considération à la vie des otages ou même des soldats israéliens, et provoque une réprobation internationale et une large opposition, en Israël même, par de grandes manifestations.
Alors que, sans avoir réduit les groupes criminels qu’il n’hésite pas à mettre à son service à Gaza, le gouvernement d’extrême droite suprémaciste réussissait encore à faire voter à la Knesset – le Parlement israélien – une motion de « souveraineté » sur la Cisjordanie, au mépris du droit international et de toutes les résolutions des Nations Unies, le voilà maintenant un peu plus contraint, en particulier, de desserrer l’étau du siège imposé à Gaza.
Les décisions de la Cour pénale internationale vis-à-vis des principaux responsables israéliens de crimes de guerre et contre l’humanité doivent être appliquées sans faiblesse.
Bloquer tout envoi d’armement, suspendre l’accord UE-Israël, confirmerait cette détermination à imposer une issue respectueuse du droit international et une réponse efficace à la situation d’urgence humanitaire.
Il est urgent aussi que l’opinion progressiste et humaniste juive, qui s’est déjà prononcée en Israël comme en France et ailleurs, soit entendue par des organisations communautaires qui s’intitulent « représentatives » mais restent soumises aux ambassades du gouvernement israélien actuel. Ce faisant, elles s’éloignent de nos principes républicains, de nos valeurs morales et du droit, malgré les rappels de diverses autorités spirituelles juives et d’associations de Juifs progressistes telle que la nôtre.
UJRE, Paris, le 29 juillet 2025
Un échec de l’extrême-droite à la Knesseth est possible
La vigilance reste de mise pour garantir à Ayman Odeh l’exercice de son mandat!
Comme Une Autre Voix Juive, après l’échec de la tentative de l’extrême-droite israélienne d’empêcher le député Ayman Odeh d’exercer son mandat de député à la Knesseth, l’Union des Juifs pour la Résistance et l’Entraide s’associe à l’appel à la vigilance démocratique, alors que la même Kesseth vient d’adopter une motion ouvrant à l’annexion des territoires palestiniens occupés en Cisjordanie:
https://uavj.fr/actualites/48-lexpulsion-du-depute-ayman-odeh-en-echec
https://www.humanite.fr/en-debat/ayman-odeh/lexpulsion-de-la-knesset-du-depute-ayman-odeh-mise-en-echec
Récidive: la nécropole de La Ferté-Saint-Aubin à nouveau taguée
Attentat à la mémoire résistante et républicaine
Le monument de la nécropole de Bellefontaine, à La Ferté-Saint-Aubin (Loiret), qui regroupe 75 cénotaphes et tombes de résistants victimes de la répression nazie en juin 1944, a été vandalisé le 22 juin 2025 avec un graffiti à la peinture rouge «Je sais, depuis Gaza que Dieu n’existe pas, mais le diable si», neuf mois après que la stèle commémorative ait été souillée à la peinture noire «Je suis Gaza» avec la même signature.
Nous nous associons à l’indignation des associations de mémoire et aux représentants des lycées parisiens dont la mémoire de plusieurs élèves tués en juin 44 est présente dans le cénotaphe.
De tels actes sont scandaleux et intolérables, ils attentent à la mémoire de résistants qui ont payé de leur vie le combat pour la liberté, l’égalité et la fraternité, à l’honneur des familles et des proches qui en portent la mémoire.
Cet attentat réitéré à la mémoire ne peut que susciter la réprobation et contribuer à la confusion sur les perspectives de paix au Moyen-Orient. Il intervient alors que des pas importants sont effectués en France vers la reconnaissance sans délai d’un État de Palestine sous l’égide de l’ONU.
Des plaintes ont été déposées et une enquête est en cours pour tenter d’identifier les responsables de ces actes, nous espérons qu’ils soient rapidement identifiés, poursuivis et condamnés avec la plus grande rigueur.
Festival des Cultures Juives – Yiddish Sans Frontières 2025: journée des associations
15 Juin 2025, 14:00-18:00
Mairie de Paris Centre (75003)
La journée des associations ouvre la quinzaine d’évènements culturels que présente le Festival des Cultures Juives qui fête cette année son 20ème anniversaire.
Associée à sa préparation, l’UJRE vous invite à participer à son succès.
Pour un cessez-le-feu immédiat à Gaza et pour un accès sans entraves de l’aide humanitaire

Place de la République, Paris 14h00
L’UJRE, dans la continuité de ses engagements pour la recherche d’une paix juste au Proche-Orient, basée sur le droit de l’État d’Israël à la sécurité et celui du peuple palestinien à un État, condamnant la cruauté inadmissible et les ravages de la politique du gouvernement israélien envers le peuple palestinien, mais aussi envers les démocrates israéliens, nous nous joignons à l’appel intersyndical dont nous partageons les objectifs:
Les organisations syndicales CFDT, CGT, Unsa, Solidaires et FSU dénoncent la fuite en avant mortifère des autorités israéliennes et les exactions commises à Gaza. Les habitants de l’enclave palestinienne subissent depuis plus de 600 jours des bombardements indiscriminés, des déplacements forcés et une famine imposée aux civils comme méthode de guerre. Avec un sentiment d’impunité, le gouvernement israélien exprime, au fil des déclarations et sans complexes, des intentions génocidaires et entraîne Israël dans une faillite morale avec le silence complice d’une partie des décideurs et sous le regard impuissant de la communauté internationale.
La CFDT, la CGT, l’Unsa, Solidaires et la FSU dénoncent l’opportunisme du gouvernement israélien qui mène, à nouveau, une colonisation à marche forcée en Cisjordanie y compris à Jérusalem-Est. L’occupation, l’annexion et le déplacement de population sont inacceptables et constituent des crimes au regard du droit international.
Les dirigeants européens ont les moyens d’agir comme ils l’ont fait à d’autres occasions. Ils doivent prendre leurs responsabilités au regard du droit international et mettre tout en œuvre pour stopper l’intolérable agonie du peuple palestinien en imposant un cessez-le-feu immédiat, sans condition et permanent, à Gaza. Ainsi que la reprise immédiate de l’aide humanitaire et l’ouverture des points de passage aux équipes de secours et aux journalistes.
Les organisations syndicales CFDT, CGT, Unsa, Solidaires et FSU appellent les décideurs français et européens à aller au-delà des déclarations d’indignation et à agir immédiatement pour :
- La suspension de l’accord d’association UE – Israël.
- Un arrêt de fourniture d’armes et de matériel militaire à Israël.
- L’application de la résolution des Nations-Unies du 18 septembre 2024, pour mettre fin à l’occupation du territoire palestinien, de la colonisation et de l’apartheid
- Un soutien à la Cour pénale internationale et à la Cour internationale de justice pour le respect de leurs décisions visant notamment à mettre fin aux exactions du gouvernement israélien qui participent des crimes de guerre, crimes contre l’humanité et risque de génocide.
- La libération de tous les prisonniers politiques palestiniens, et de tous les otages israéliens détenus par les groupes armés palestiniens.
- La reconnaissance de l’État de Palestine dans le cadre du droit à autodétermination du peuple palestinien.
- La construction d’un avenir de paix entre Palestiniens et Israéliens fondé sur l’égalité des droits.
Nous saluons les initiatives multiples en France et dans le monde, y compris en Israël, qui dénoncent cette guerre. Nous appelons à nous mobiliser massivement le 14 juin à Paris et partout en France, dans le cadre du week-end mondial de mobilisations, pour un cessez-le-feu immédiat à Gaza et pour un accès sans entraves de l’aide humanitaire.
Nous appelons à une grande manifestation intersyndicale au départ de la Place de la République à Paris le 14 juin à 14h00
Vandalisme antisémite

Mur des Justes souillé à la peinture verte, le 31 Mai 2025 De nouveaux actes antisémites
Le Mémorial de la Shoah, deux synagogues et un restaurant, situés dans le centre de Paris, ainsi qu’une troisième synagogue dans le XX e arrondissement, ont été aspergés de peinture verte dans la nuit de vendredi à samedi 31 mai.
Ces actes antisémites insupportables confirment, s’il en est encore besoin, que l’antisémitisme en France n’est pas un phénomène résiduel, bien au contraire.
Les auteurs de ces actes de vandalisme ne s’en prennent pas uniquement à des lieux de culte. Par ces actes abjects, en prenant pour cible le Mémorial de la Shoah, ils salissent un haut lieu de la mémoire qu’il est indispensable de protéger par tous les moyens.
Hasard ou pas du calendrier, ces dégradations interviennent dans la période où nous célébrons la Journée nationale de la résistance, l’anniversaire de la Victoire contre les nazis et leurs collaborateurs pétainistes et, prochainement, celui de la Libération de la France.
L’UJRE condamne avec la plus grande fermeté ces profanations et réclame avec vigueur que les autorités fassent toute la lumière et que les coupables soient jugés de façon exemplaire.
Paris, le 1 er juin 2025