Nous saluons l’engagement présidentiel à reconnaître l’État de Palestine
Nous saluons l’engagement présidentiel à reconnaître l’État de Palestine
L’Union des Juifs pour la Résistance et l’Entraide salue positivement la décision présidentielle qui confirme l’intention déjà annoncée en juin de reconnaissance par la France de l’État de Palestine. Cette position conforte notre attachement à la recherche d’une paix juste au Proche-Orient, basée sur le droit de l’État d’Israël à sa sécurité et celui du peuple palestinien à un État.
Cette reconnaissance avait été envisagée lors de la réunion de l’assemblée générale des Nations Unies, fin juin dernier, réunion annulée en raison des tensions résultant du déclenchement des attaques israéliennes sur l’Iran, qui amenait à repousser cette annonce officielle. Elle s’inscrit légitimement dans le cadre du droit international, des résolutions successives des Nations Unies, et dans le droit fil des résolutions sur la reconnaissance de l’État de Palestine votées en France par l’Assemblée nationale et le Sénat en 2014.
Avant même la reconnaissance solennelle aux Nations Unies, faisant écho à une indignation mondiale sans précédent, cette nouvelle annonce française contribue déjà à encourager de nouveaux pays européens à se joindre à cette démarche, déjà effectuée par plusieurs d’entre eux. Sa signification n’a pas échappé au gouvernement israélien qui se débat dans d’insupportables dénégations, percevant aussi l’exaspération face à la duplicité et au mépris dont il a constamment usé envers la France.
La conférence organisée à Paris le 4 juin 2025 par le PCF et l’OLP, montrait clairement que la reconnaissance, aux côtés de l’État d’Israël, de l’État de Palestine et de ses représentants légitimes, sans délai et sans conditions, en offrant une réponse politique, pouvait engager une dynamique de paix durable, permettre d’envisager un cessez-le-feu, la libération des otages et l’accès de l’aide humanitaire et des journalistes aux populations palestiniennes.
Les civils palestiniens à Gaza ont été bombardés, déplacés, affamés, assoiffés, victimes de destructions massives n’épargnant ni hôpitaux ni écoles. Ceux de Cisjordanie subissent aussi une occupation toujours plus cruelle, victimes depuis de longs mois d’une violence militaire meurtrière se prétendant vengeresse, violence qui ne porte aucune considération à la vie des otages ou même des soldats israéliens, et provoque une réprobation internationale et une large opposition, en Israël même, par de grandes manifestations.
Alors que, sans avoir réduit les groupes criminels qu’il n’hésite pas à mettre à son service à Gaza, le gouvernement d’extrême droite suprémaciste réussissait encore à faire voter à la Knesset – le Parlement israélien – une motion de « souveraineté » sur la Cisjordanie, au mépris du droit international et de toutes les résolutions des Nations Unies, le voilà maintenant un peu plus contraint, en particulier, de desserrer l’étau du siège imposé à Gaza.
Les décisions de la Cour pénale internationale vis-à-vis des principaux responsables israéliens de crimes de guerre et contre l’humanité doivent être appliquées sans faiblesse.
Bloquer tout envoi d’armement, suspendre l’accord UE-Israël, confirmerait cette détermination à imposer une issue respectueuse du droit international et une réponse efficace à la situation d’urgence humanitaire.
Il est urgent aussi que l’opinion progressiste et humaniste juive, qui s’est déjà prononcée en Israël comme en France et ailleurs, soit entendue par des organisations communautaires qui s’intitulent « représentatives » mais restent soumises aux ambassades du gouvernement israélien actuel. Ce faisant, elles s’éloignent de nos principes républicains, de nos valeurs morales et du droit, malgré les rappels de diverses autorités spirituelles juives et d’associations de Juifs progressistes telle que la nôtre.
UJRE, Paris, le 29 juillet 2025
