• Hommage à Henry Battner

    C’est avec grande tristesse que nous avons appris le décès d’Henry Battner, ancien président du Farband et membre historique de la Commission du Souvenir du CRIF, dans sa 93ème année.

    Il assura la présidence du « Farband » (l’Union des Sociétés Juives de France, un temps basée avec l’UJRE dans les locaux du 14 rue de Paradis dans le 10ème arrondissement) de 1998 à 2022, à l’origine de l’organisation à l’origine du Yizkor pour les anciens combattants juifs, commémoration annuelle, à Bagneux et du Prix Idl Korman récompensant une personnalité ayant œuvré pour le yiddish.

    Nous partagions avec lui, entre autres, l’attachement à Yiddish Sans Frontière, partenaire du Festival des Cultures Juives, et au Collectif Pourim shpil.

    L’UJRE adresse ses profondes condoléances à sa famille et à ses proches.

    Les obsèques auront lieu le jeudi 29 janvier 2026 à 11h45 au cimetière de Bagneux, partant de l’entrée principale à 11h30

  • Soutenons le Rojava !

    Offensive syrienne nord-est 2026

    Texte co-signé par l’UJRE – Union des Juifs pour la Résistance et l’Entraide, Juives et Juifs Révolutionnaires et le collectif Golem.

    Depuis plusieurs jours, le Rojava est la cible d’une offensive de l’armée du nouveau régime syrien. Il y a de quoi craindre le pire, compte tenu des évènements précédents notamment dans le Jebel Druze et la région majoritairement alaouite de Lattaquié.

    Cette offensive a reçu l’assentiment, le soutien implicite ou au moins la passivité, des différentes puissances impérialistes qui déploient leur influence sur la Syrie, qu’il s’agisse des États-Unis, de la Russie, de la Turquie, d’Israël, de l’Arabie saoudite ou de la France. Les États-Unis, en particulier, ont donné le feu vert au nouveau régime syrien pour agir et abandonné les FDS à leur sort. Le peuple kurde, qui avait inscrit ses aspirations à l’autodétermination dans un modèle original, le confédéralisme démocratiques, est maintenant la cible des milices liées au nouveau pouvoir d’Ahmed al-Charaa et à l’État turc. Il est une nouvelle fois démontré que les promesses de soutien des États impérialistes ne valent rien puisque ceux-ci n’ont aucun scrupule à abandonner les combattantes et combattants qui ont joué un rôle déterminant dans la défaite de Daesh à leur sort.

    Après les décennies de pouvoir sanguinaire de la famille Assad, le nouveau régime, porteur de sa propre logique sectaire issue du djihadisme, cherche à imposer par la force sa loi à l’ensemble des peuples de Syrie. Les aspirations démocratiques qui ont conduit au soulèvement de 2011 sont ainsi piétinées par une pratique autoritaire du pouvoir. En effet, Damas refuse toute perspective fédéraliste et entend imposer une autorité absolue et centralisée. Les déclarations du nouveau pouvoir sur la reconnaissance de la langue kurde ne doivent pas tromper, puisque ses milices multiplient sur le terrain exécutions sommaires, discours violemment antikurdes et mesures vexatoires.

    Le basculement du côté du nouveau régime d’une grande partie des forces tribales arabes alliées aux FDS montre les difficultés d’un modèle politique qui, malgré tous les sacrifices des combattantes et combattants kurdes et internationalistes, n’a pas réussi à ancrer durablement sa légitimité propre auprès des populations arabes de l’Est syrien. Pour autant, le modele du confédéralisme démocratique représente dans un contexte de guerre civile une dynamique positive par la place qu’il accorde aux femmes et aux minorités.

    À cette heure, c’est la question même de l’autonomie et de l’autodétermination des peuples kurdes qui est posé, mais aussi celle des minorités syriaques ou arméniennes qui y vivent. De plus, le peuple kurde porte depuis des décennies une revendication légitime d’indépendance ou d’autonomie qui ne pourra se réaliser sous la domination de Damas, pas plus que sous celle de Téhéran, de Bagdad, ou d’Ankara. Une prise de contrôle  de ce territoire par Damas constituerait donc une très mauvaise nouvelle et une immense régression.

    Nous apportons tout notre soutien au peuple kurde aux autres peuples minorisés en lutte et aux Syriens et Syriennes qui continuent de lutter pour une alternative démocratique face au nouveau pouvoir.  Nous appelons à participer à toutes les initiatives qui pourraient avoir lieu en solidarité.

    Nous appelons également à combattre toutes celles et tous ceux qui en France utilisent la politique du nouveau pouvoir syrien comme prétexte à des discours ou des actes islamophobes. Il ne valent pas mieux que celles et ceux qui utilisent les agissements du pouvoir israélien comme prétexte à des discours ou des actes antisémites.

  • 27 Janvier 2026 : Commémoration du 81ème anniversaire de la libération d’Auschwitz, Journée internationale en mémoire des victimes de la Shoah et de prévention des crimes contre l’humanité

    Journée internationale en mémoire des victimes de la Shoah et de prévention des crimes contre l’humanité
    81ème anniversaire de la Libération d’Auschwitz

    En cette journée internationale, de nombreuses commémorations auront lieu dans les communes de France.

    À Bobigny, ce 27 Janvier 2026, à l’invitation de M. Abdel Sadi, Maire de Bobigny, et de Mme Emma Deveaux adjointe en charge de la mémoire, sur le site de l’ancienne gare de déportation:

    • 10 h Accueil dans la Halle 15 à l’ancienne gare de déportation de Bobigny
    • 10 h 30 Prises de parole
    • 10 h 45 Interventions musicales
    • 11 h 10 Recueillement devant les voies de déportation

    À Ivry-sur-Seine, depuis 2003, se déroule aussi une «Semaine de la mémoire du génocide des Juifs et des Tziganes, pour la prévention des crimes contre l’humanité, la lutte contre le racisme et l’intolérance» du 24 janvier au 1er Février 2026

     

  • Philippe Pétain : définitivement indigne et condamné!

    Nous ne pouvons que nous scandaliser de la cérémonie religieuse du samedi 15 novembre 2025 à Verdun qui a provoqué, à juste titre, un tollé chez les citoyens attachés à la mémoire populaire et à la République.

    Que cet évènement n’ait pas été interdit, qu’un représentant d’une église se soit prêté à une provocation organisée par un nostalgique de la Collaboration avec les nazis, à l’heure où l’extrême-droite menace notre démocratie républicaine ne manque pas d’inquiéter aussi.

    En effet, après qu’il ait été frappé d’indignité nationale et condamné à mort, peine commuée en réclusion à perpétuité se traduisant rapidement par une résidence surveillée lui permettant de finir tranquillement ses jours, la tentative révisionniste de faire apparaître Philippe Pétain comme une victime ou un protecteur des Juifs commencera par choquer ses victimes et leurs descendants, comme les citoyens attachés à la justice et à l’honneur de notre Nation.

    Rappelons que dès la première guerre mondiale, où le mérite de la bataille de Verdun ne saurait en aucun cas lui revenir contrairement à la légende qu’il a voulu lui-même se forger, Pétain s’était particulièrement illustré dans la répression des soldats français qui en 1917, comme les soldats allemands ou russes révoltés, se levaient contre la poursuite de la guerre et mettaient l’arme au pied. Pour mater nos soldats, Pétain faisait passer devant des tribunaux militaires d’exception des soldats, condamnés à mort et exécutés au mépris des grâces consenties par l’Assemblée Nationale. Voilà un premier et grave motif d’indignité déjà ancré dans l’esprit de nombreux anciens combattants de la première guerre mondiale.

    Peu après, Pétain va s’accorder avec les généraux monarchistes espagnols Primo de Rivera et Franco pour écraser les rebelles du Rif marocain, sans épargner ni la vie des soldats ni les bombardements aux gaz de combat contre les populations, pour imposer un ordre colonial indigne.

    Pétain va encore retrouver le dictateur Franco, appuyé par les nazis allemands et les fascistes italiens, avant même la fin de la guerre civile en Espagne, indiquant une fois encore sa préférence avant de s’entendre lui-même avec l’occupant nazi.

    Ayant profité de la débâcle militaire et parlementaire pour s’installer à un pouvoir déterminé par l’ennemi, sa première œuvre fut de promulguer une loi antisémite, aggravée de sa main. Ce « statut des juifs » d’inspiration raciste fut la base des discriminations, de la persécution et de l’entreprise d’extermination des juifs pour laquelle les autorités de Vichy devancèrent à chaque étape les réquisitions allemandes.

    Présenter Pétain comme un protecteur ou un sauveur de juifs comme l’ont fait ceux qui se sont retrouvés pour cette messe scandaleuse constitue donc un délit caractérisé de révisionnisme et une offense à la mémoire de ses victimes.

    En effet, identifiés et arrêtés par la police et les auxiliaires de Vichy, ce sont près de 76.000 Juifs déportés de France qui ont été exterminés dans les camps d’extermination nazis, ce sont aussi des milliers de résistants torturés, fusillés ou envoyés à la mort dans les camps de concentration.

    Malgré cet acharnement idéologique et policier de Vichy, c’est l’esprit de résistance et l’élan de solidarité populaire qui a permis de sauver beaucoup de juifs de France et une insurrection nationale victorieuse.

    Pétain lui s’est vautré dans l’indignité du début à la fin de sa carrière, c’est le verdict national qui lui a été signifié avec sa condamnation à mort, ainsi qu’aux collaborateurs jugés à la Libération. La provocation révisionniste du 15 Novembre dernier est intolérable, révèle le fond intrinsèquement antisémite de ces nostalgiques de l’extrême-droite et nous rappelle à une vigilance intraitable.

    Chacun jugera le comportement des protagonistes de cette affaire et pourra reconnaître la posture républicaine de ceux qui ont cherché à interdire cette manifestation. Mais, après les troubles à l’ordre public, les provocations d’un ministre du culte, les chants pétainistes et les discours négationnistes, la contestation de crimes contre l’Humanité, nous entendons que tous les auteurs de ces infractions caractérisées soient poursuivis et jugés avec toutes les rigueurs des lois de la République Française.

  • A propos d’un concert à la Philharmonie de Paris

    Garantir les échanges culturels et intellectuels

    L’UJRE (Union des Juifs pour la Résistance et l’Entraide) réagit à la polémique autour du
    concert de l’Orchestre philharmonique d’Israël prévu à la Philharmonie de Paris le 6 novembre
    2025, dans un contexte marqué par les appels au boycott culturel liés à la politique du
    gouvernement israélien de Benyamin Netanyahou.

    L’UJRE a toujours distingué entre trois formes d’action* : Boycott, Désinvestissement et
    Sanctions (BDS). Si elle soutient les désinvestissements et les sanctions décidés par des
    institutions publiques ou privées, car ces mesures sont transparentes, argumentées et
    contrôlables, en revanche, elle reste réservée sur le boycott, notamment culturel, scientifique
    ou sportif, qu’elle considère contre-productif et dangereux. Le boycott isolerait les citoyens
    israéliens qui s’opposent à la guerre et défendent la paix, tout en risquant d’encourager des
    motivations antisémites difficilement identifiables, car individuelles et non déclarées
    publiquement.

    L’UJRE ne considère pas les biens culturels comme des marchandises et rejette également
    l’idée selon laquelle la musique ou les artistes pourraient être intrinsèquement assimilés aux
    crimes d’un gouvernement : aucun lien concret n’est établi entre cette formation de musique
    classique et la promotion de crimes de guerre. Condamner un orchestre ou un chef d’orchestre,
    sur une suspicion infondée d’appui à la politique de son gouvernement, serait une injustice
    collective.

    Elle met donc en garde contre une logique de boycott généralisé qui, par analogie, pourrait un
    jour frapper les artistes français si leur gouvernement devenait autoritaire, à l’instar de ceux
    de Trump, Bolsonaro, Milei et Netanyahou, qui ont fait la preuve de leur acharnement contre
    la culture et la science. Elle dénonce enfin une forme de facilité morale du boycott culturel,
    préférée parce qu’elle vise des artistes plus faciles à atteindre que les intérêts de responsables
    économiques et politiques, notamment ceux des industriels de l’armement.

    En conclusion, l’UJRE réaffirme son attachement à la liberté d’expression et de création
    artistique, scientifique et intellectuelle, considérée comme un pilier essentiel de la démocratie
    et du dialogue entre les peuples.

    UJRE, Paris, le 3 novembre 2025.

    * Le combat contre l’antisémitisme, une lutte nécessaire, Ed. UJRE, 2023.

  • Chaîne Histoire TV : 3 diffusions du film de MRJ-MOI “Nous étions des combattants”

    Nous signalons que le remarquable film de nos camarades de MRJ-MOI va très bientôt être diffusé à la télévision sur la chaine HISTOIRE TV:

    MARDI 4 NOVEMBRE à 21h40

    VENDREDI 7 NOVEMBRE à 23h15

    DIMANCHE 16 NOVEMBRE à 17h55

    N’hésitez pas à voir ou revoir ce film documentaire bouleversant et constituant un outil remarquable de transmission pour ne pas oublier.

    Plus que jamais les témoignages de ces résistants de la section juive de la M.O.I, prennent toute leur importante et leur charge émotionnelle.

     

  • 9 Novembre 1938 : un gigantesque pogrom lancé par les nazis dans toute l’Allemagne et en Autriche

    Rassemblement

    Commémoration de la “Nuit de Cristal”

    Dimanche 9 Novembre 2025 à 17 heures

    devant le gymnase Japy

    (2 rue Japy, 75011 Paris)

    Nous nous retrouverons avec Mémorial98 et de nombreuse autres associations de mémoire et de lutte contre le racisme et l’antisémitisme  pour commémorer cette nuit où la violence meurtrière antisémite est déchaînée à grande échelle par les nazis, en Allemagne et en Autriche.

    En France, le “Statut des Juifs”, dès septembre 1940 est la première loi de Vichy appliquée à organiser, sur une base raciale, la discrimination et l’exclusion des juifs. Le Gymnase Japy fut le premier utilisé par la police française pour parquer les juifs raflés lors de la rafle du “Billet Vert” à la mi-mai 1941, puis celle d’août 1941, avant de les envoyer dans les camps de Pithiviers et Beaune-la-Rolande, puis de Drancy, avant la déportation dans les camps d’extermination.

    Aujourd’hui, devant la montée des actes antisémites, racistes et xénophobes, en France et en Europe, face aux dangers d’une extrême-droite déjà au pouvoir dans quelques pays ou avide d’y accéder chez nous, nous entendons montrer notre mobilisation et notre résistance en nous rassemblant devant le gymnase Japy.

    Pour mémoire, dans la nuit du 9 au 10 novembre 1938, des synagogues ont été incendiées dans toute l’Allemagne, en Autriche et dans les Sudètes annexés suite aux accords de Munich entre Hitler, l’Anglais Chamberlain et le Français Daladier. Des membres de la SturmAbteilung(SA) et de la SchutzStaffel(SS) ont brisé les vitrines de magasins juifs, démoli les maisons de citoyens juifs et maltraité leurs habitants. Bilan officiel : 91 morts, 267 lieux de culte et de congrégation détruits et 7 500 magasins dévastés. En fait, bien plus de 1 300 personnes sont mortes pendant et directement à la suite des émeutes et au moins 1 400 synagogues ou maisons de prière ont été gravement endommagées ou complètement détruites en Allemagne et en Autriche.
    Les nazis ont utilisé le meurtre du jeune secrétaire de l’ambassade d’Allemagne à Paris, Ernst vom Rath, par Herschel Grynszpan, dix-sept ans, comme prétexte à la terreur qu’ils ont présentée comme une réaction populaire spontanée. Ils baptisèrent eux-mêmes avec une ironie méprisante cette nuit d’effroi «Kristallnacht» – Nuit de cristal – en raison des débris de verre qui jonchaient les rues. Pour les historiens, c’est la Nuit des pogroms. Dans les jours qui suivirent, 30 000 Juifs furent déportés vers les camps de concentration de Dachau, Buchenwald et Sachsenhausen.

  • Abolir la peine de mort !

    Abolir la peine de mort !

    Le 9 octobre 1981, la peine de mort est abolie en France.

    Le 9 octobre 2025, Robert Badinter entre au Panthéon.

    L’UJRE est heureuse de l’hommage rendu à son œuvre, tout à fait respectable, pour l’abolition de la peine de mort.

    Selon Marie Bardiaux-Vaïente, docteure en histoire sur l’abolition en Europe et militante pour l’abolition universelle, la panthéonisation est un moment très important parce qu’encore aujourd’hui, des gens meurent tous les jours d’exécution, d’assassinats légaux d’État.

    Si en France l’abolition est un principe irréfragable, depuis sa constitutionnalisation en 2007, il est néanmoins important de savoir d’où provient cette valeur républicaine et universaliste, et pourquoi il est toujours nécessaire de la défendre.

    « La justice française ne peut plus être une justice qui tue »

    « Demain, grâce à vous la justice française ne sera plus une justice qui tue. Demain grâce a vous, il n’y aura plus pour notre honte commune des exécutions furtives à l’aube sous le dais noir dans les prisons françaises. Demain, les pages sanglantes de notre justice seront tournées. Demain, c’est l’abolition. Législateurs français, de tout mon cœur je vous remercie. »

    Extraits du discours historique de Robert Badinter, Garde des Sceaux, à l’Assemblée nationale le 17 septembre 1981

    L’abolition est l’étape nécessaire pour sortir du premier cercle des violences d’État. Aujourd’hui les États qui ont aboli la peine de mort sont plus nombreux que ceux qui la pratiquent encore, ou qui la conservent dans leurs législations. Néanmoins 62% à 65% de la population mondiale vit dans un pays qui pratique la peine de mort (Chine, États-Unis…).

    La panthéonisation de Robert Badinter est donc à la fois une reconnaissance et un signal fort pour continuer le combat pour l’abolition universelle.

    Lire, relire, offrir:

    • L’abolition, Robert Badinter, 2000
    • L’exécution, Robert Badinter, 1973
    • L’abolition, le combat d’une vie, BD de Marie Bardiaux-Vaïente et Malo Kerfriden, 2019, réédité en 2025

    Visionner:

    • Le procès Patrick Henry, docu-fiction de Caroline du Saint et Franck Johannès
      https://www.humanite.fr/medias/docufiction/le-proces-patrick-henry-un-docu-fiction-qui-retrace-les-trois-jours-cles-dans-la-lutte-pour-labolition-de-la-peine-de-mort
    • Histoire française de l’abolition
      https://www.vie-publique.fr/eclairage/19491-abolition-de-la-peine-de-mort-en-france-chronologie#au-xviiie-siècle
  • Marche pour la reconnaissance de l’Etat palestinien et l’arrêt immédiat du génocide en cours

    Dimanche 21 Septembre 2025

    14 heures, Place de la République, Paris

    Pour la reconnaissance de l’Etat palestinien et l’arrêt immédiat du génocide en cours

    Partout dans le monde, des forces se lèvent pour la paix et l’arrêt des massacres. En Israël, le gouvernement Netanyahou fait face à une mobilisation d’une très large partie de la société pour stopper la guerre.

    Le temps n’est plus aux déclarations et aux remontrances sans sanction.

    La France doit reconnaître maintenant et sans condition l’État de Palestine dans les frontières de 1967 pour préserver la perspective de deux États vivant côte à côte dans la sécurité et le respect mutuel de leurs droits.

    Nous appelons à un cessez-le-feu, à la libération des otages israéliens et des prisonniers politiques palestiniens, à la fin de colonisation et de l’occupation.

    La France doit peser de tout son poids pour stopper la famine à Gaza, imposer un embargo sur les armes et sanctionner le gouvernement de Benyamin Netanyahou par tous moyens, à commencer par la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël, puisque son article 2 sur le respect des droits humains n’est pas respecté.

    Il est plus que temps pour la France d’agir, il est déjà bien tard.

    Dans le cadre de la journée internationale de la paix du 21 septembre, marchons pour la reconnaissance de l’État palestinien et l’arrêt immédiat du génocide en cours.

    Premiers signataires:

    Gregory Benzekry, collectif Golem

    Sophie Binet, secrétaire générale de la Confédération générale du travail (CGT)

    Caroline Chevé, secrétaire nationale de la Fédération syndicale unitaire (FSU)

    Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste (PS)

    Julie Ferrua et Murielle Guilbert, co-délégués de l’Union syndicale Solidaires

    Pascal Lederer et Olivier Gebuhrer, co-animateurs d’Une autre voix juive (UAVJ)

    Roland Nivet, porte-parole national du Mouvement de la Paix

    Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français (PCF)

    Claude Sarcey, co-président de l’Union des juifs pour la résistance et l’entraide (UJRE)

    François Sauterey, co-président et Renée Le Mignot, présidente honoraire du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP)

    Marine Tondelier, secrétaire nationale Les Ecologistes

    Nathalie Tehio, présidente de la Ligue des droits de l’Homme (LDH)

    Anne Tuaillon, présidente de l’Association France Palestine solidarité (AFPS)