• Juden Raüs, encore!

    Enveloppe destinée à l’UJRE, souillée avec un slogan nazi durant l’acheminement postal

    L’Union des juifs pour la Résistance et l’entraide, UJRE, entretient depuis de nombreuses années des relations avec l’Association allemande des persécutés du régime nazi – Confédération des antifascistes (Vereinigung der Verfolgten des Naziregimes – Bund der Antifaschistinnen und Antifaschisten, VVN-BdA), donnant lieu notamment à l’échange de leurs revues respectives, la Presse Nouvelle et Antifa.

    Le 18 janvier 2022, le dernier envoi provenant d’Allemagne nous est parvenu dans une enveloppe portant au dos la mention « JUDEN RAÜS » (JUIFS DEHORS).

    Cette manifestation de haine s’inscrit dans un contexte de montée de l’antisémitisme, tant en France qu’ailleurs en Europe, qui justifierait de la part des pouvoirs publics une intensification de la lutte contre l’antisémitisme et tous les racismes, par des moyens tant répressifs que pédagogiques.

    L’UJRE, née clandestinement en France en 1943, pendant la Résistance à l’occupant nazi, profondément bouleversée de recevoir une telle mention manuscrite, a déposé plainte.

    Paris, le 21 janvier 2022

    Ce communiqué sera diffusé à la représentation nationale, à la presse, aux organisations de lutte contre l’antisémitisme et tous les racismes, aux organisations démocratiques.

    Paris, le 21 Juin

    Président d’honneur : Adam Rayski

    Coprésidents : Jacques Lewkowicz, Claude Sarcey, Raymonde Baron

    Présidente déléguée : Claudie Bassi-Lederman

     

     

  • L’UJRE fait part du message des Familles et Amis des Déportés du Convoi 73

    Les Familles et Amis des Déportés du Convoi 73 ont l’émotion et la tristesse de vous annoncer

    le décès de LOUISE COHEN

    Fondatrice et 1ère Présidente de leur Association. Chevalier de la Légion d’Honneur

    survenu le 11 janvier 2022.

    Son frère aîné LUCIEN fut déporté le 15 mai 1944 au sein du Convoi 73 qui emporta 878 hommes juifs vers Kaunas en Lituanie et Reval (Tallinn) en Estonie, d’où il n’est pas revenu.
    Depuis 1994, Louise Cohen a oeuvré sans relâche, avec énergie et conviction, faisant preuve de créativité afin d’assurer la perpétuation du souvenir des Déportés du Convoi 73.
    Inlassable, elle déploya son activité vers de multiples orientations.
    Elle témoigna auprès d’élèves, organisa et participa aux expositions et manifestations de la mémoire.
    Elle a été à l’origine des pèlerinages bisannuels dans les pays baltes, de l’aménagement de la salle des Français au musée du 9ème Fort de Kaunas.
    Elle fut l’initiatrice en 2006 de l’érection de notre stèle mémorielle au cimetière du Père-Lachaise, puis en 2010, de sa réplique à la prison Patarei de Tallinn, de l’installation de  bornes  médiatiques interactives à Kaunas et au Mémorial de  Drancy et fut associée au projet d’aménagement du site de la gare de Déportation de Bobigny.
    Mais, surtout elle a créé notre bulletin associatif ”Convoi 73 Notre Lien’‘ dont elle assumait conception, réalisation, édition et expédition, ce précieux lien qui attache ses membres à l’association.
    Louise Cohen fut le phare de l’association.
    Elle nous manque. Son vivant souvenir sera notre boussole.
    Le Conseil d’Administration de l’Association des Familles et Amis des Déportés du Convoi 73.
  • Chili: solidaires de l’appel à voter Gabriel Boric de l’association juive Diana Aron

    Déclaration de juives/juifs en soutien à Gabriel Boric et contre une régression autoritaire

    En tant que juives et juifs chiliens engagés à la construction d’une société plus juste, où prime le respect des droits humains et se construisent les conditions d’une vie digne pour toutes et tous, prenant soin de la biodiversité que la vie rend possible, nous soutenons fermement la candidature présidentielle de Gabriel Boric et appelons toutes et tous à voter pour lui, le 19 décembre 2021.

    Nous considérons que le candidat de l’extrême droite, José Antonio Kast, constitue un grave péril pour le futur de la démocratie, la culture, la justice, le respect de la dignité de toutes et tous, comme de la paix sociale.

    L’histoire emblématique d’exils et de douleurs du peuple juif, nous pousse et nous oblige à garder une mémoire vive et active, à affronter résolument les discours de stigmatisation et de déshumanisation que ce candidat avance.

    Nous sommes filles/ls, petites-filles/ls, arrière petitesfilles/ls de migrants et de survivants aux discours de haine contre les étrangers, contre ceux qui sont différents, contre l’altérité; discours qui ont généré les conditions des pogroms, la montée du fascisme et du nazisme. Nous ne pouvons pas l’oublier et moins encore, ingénument, adhérer ou soutenir ces pratiques. Nous ne pouvons pas non plus rester indifférents face à qui promeut au Chili la haine et la peur, la discrimination des migrants et un “ordre social” qui implique une grave régression quant aux droits de l’enfance, l’équité de genre ou les dissidences. Notre histoire nous appelle à faire front à toute régression autoritaire avec des composantes fascistes.

    Nous appelons les juives et juifs du Chili à ne pas voter pour un représentant des idées qui forment le ciment de la violation systématique des droits humains et les crimes brutaux de lèse humanité, qui ont été les piliers du terrorisme d’état dans notre pays.

    Nous appelons les juives et juifs du Chili à ne pas voter pour le candidat qui a menti sur l’activité nazie de son père, Michael Kast, qui a adhéré en sa jeunesse au parti nazi (1942), combattu dans la Wehrmacht sur le front français, en Union Soviétique et en Italie, où prisonnier des troupes alliées, il s’échappa et immigra au Chili. Ce candidat qui n’a pas assumé le rôle de sa famille dans les désapparitions et les exécutions de Paine, en l’année 1973, après le coup civilo-militaire. Ce candidat qui a minimisé les crimes de Miguel Krassnoff, un des pires criminels de la dictature -qui a torturé et assassiné Diana Aron Svigilsky, pour ses idées et parce qu’elle était juive.

    Comme juives et juifs chiliens, et comme Association Juive Judía Diana Aron (AJDA), qui adhérons aux principes éthiques du judaïsme, comme à l’idée du Tikkun Olam: la foi que nous devons nous engager à réparer et à participer à la construction d’un monde où soit respectée la diversité humaine, où nous puissions tous vivre ensemble en respectant les croyances et les options de vie de chacun, nous appelons à construire des ponts de sororité et de fraternité, sans haines ni peurs.

    Juives et juifs du Chili, avec une mémoire vive et active, nous contribuons avec espérance à construire un pays pour toutes et tous: votons ce 19 Décembre pour Gabriel Boric.

    1.Alejandra Díaz Scharager

    2.Andrea Slachevsky Chonchol

    3.Claudio Mandler Drinberg

    4.Dafna Goldschmidt Levinsky

    5.Estelí Slachevsky Aguilera

    6.Galo Eidelstein Silber

    7.Gunter Seelmann Erlenbach

    8.Liliana Seelmann Grunpeter

    9.Maxine Lowy Jaroslavsky

    10.Natalia Slachevsky Aguilera

    11.Paulo Slachevsky Chonchol

    12.Victor Grimblatt Hinzpeter

    13.Adriana Goñi Godoy

    14.Miguel Lawner Steiman

    15.Michel Bonnefoy

    16.Maria Luisa Riquelme

    17.Paul Walder

    18.Pablo Brodsky Baudet

    19.Tomás Hirsch

    20.Shani Csaszar López

    21.David Berezin Bustamante

    22.Marcela Faivovich Bunger

    23.Sara Frenkel Moraga

    24.Sergio Gerardo Weisstaub

    25.Clarisa Hardy Raskovan

    26.Carlos Alberto Lizama Peña

    27.Carlos Faivovich Montaldi

    28.León Guiskin

    29.Dana Galit Wainer Levy

    30.Camilo Brodsky B.

    31.Max Rojas Slachevsky

    32.Alicia Frohmann Steinberg

    33.Ricardo Portugueis Coronel

    34.Thamar Alvarez Vega

    35.Tali Feld Gleiser

    36.Gladys Jaime

    37.Joel Sepulveda Gallardo

    38.David Tarrasch

    39.Marcos Kiwi Krauskopf

    40.Yasna Lewin

    41.Tamara Ruth Bogolasky Bean

    42.Gregory Cohen Muñoz

    43.Menashe Katz

    44.Simón Valenzuela Levi

    45.Felipe Valenzuela Levi

    46.Silvana Hardy

    47.Mariana Thamar Vega García

    48.Marcia Álvarez Vega

    49.Alan David Berezin Bercovich

    50.Ernesto Tito Benado

    51.Marcela Godoy Mühsam

    52.Micky Hirsch Goldschmidt

    53.Yoel Bitran

    54.Dylan Bitran Magendzo

    55.Berta Teitelboim Grinblatt

    56.Ethel Sandberg

    57.Lina Gutiérrez Rodríguez

    58.Manuela Gutiérrez Rodríguez

    59.Dani Noble

    60.Moisés David Scherman Filer

    61.León Cohen Muñoz

    62.Tania Melnick Sainte-Marie

    63.Sonia Valenzuela Teleky

    64.Daniel Bolzman Melnick

    65.Judit Gutiérrez Rodríguez

    66.Marcela Godoy Mühsam

    67.Sonia Tagle Diaz

    68.Tamara Kiwi

    69.Samuel Winer

    70.Pablo Baytelman Subelman

    71.Nicolás Grimblatt Riquelme

    72.Fabiola Noemí Gutiérrez Rodríguez

    73.Luis Morgenstern Korenblit

    74.José Adolfo Tannenbaum Ramírez

    75.Natalia Zamorano Levi

    76.Andrea Ruiz

    77.Sergio Eduardo Zamorano Levi

    78. Fernanda Weinstein Perelman

    79. Germán Berger Hertz

    80. Florencio Ceballos Schaulsohn

    81. Nicolás Ignacio Basualdo Muñoz

    82. Marcos Maldavsky Silva

    83. Claudia Heiss Bendersky

    84. Patricia Schaulsohn Brodsky

    85. Martín Vinacur

    86. Lena Kirberg Erazo

    87. Ivonne Szasz

    88. Galia Bogolasky Bean

    89. Luis Rolando García Venegas

    90. Sebastián Del Campo Edwards

    91. Debora Kreisberg Schaulson

    92. Claudia Lanzarotti Melnick

    93. Maïté Albagly Giroux

    94. Ester Levinsky

    95. Sara Guralnik

    96. Constanza lanzarotti

    97. Violeta González Schaulsohn

    98. Patricia Teitelboim Grinblatt

    99. Marta Maurás Pérez

    100. Nora Schaulsohn Brodsky

    101. Raquel Telias

    102. Matilde Rapaport

    103. Daniela Rubens Flatow

    104. Nora Moguillansky

    105. Rosa Schaulsohn Brodsky

    106. Fernando Voigt Claus

    107. Marisol Wexman Albagly

    108. Antonio Zisis

    109. Susana Bolzman Melnick

    110. Alberto Telias Moguillansky

    111. Helia Molina Milman

    112. Jenny Scherman Filer

    113. Gabriel Patricio Mayer Aguilar

    114. Manuela Saavedra Alvayay

    115. Graciela Moguillansky

    116. Isabel Piper Shafir

    117. Viera Stein

    118. Andreas Bodenhofer

    119. Rebeca Rodríguez Gutiérrez

    120. Sholem Peliowski Davidovich

    121. Mariano Rocabado Seatonq

    122. Amy Kershenbaum

    123. Jaim Levy Lefspäy

    124. Andrea Seelenfreund Hirsch

    125. Alejandro Berezin Weitzman

    126. Pablo Alvéstegui Seelenfreund

    127. Daniela Seelenfreund Hirsch

    128. Marcela Jiménez de la Jara

    129. Alberto Faraggi Elizalde

    130. Marion Hirsch

    131. Jenny Scherman Filer

    132. Daniel Wasserman Kobbert

    133. Miguel Astudillo Hirsch

    134. Varinia Brodsky Zimmermann

    135. Carmen Hertz

    136. Mireya Faivovich Montaldi

    137. Daniel Baytelman Rojas

    138. Danae Morales Faivovich

    139. Viviana Steiner Segal

    140. Dina Peliowski Davidovich

    141. Lily Filer Steinberg

    142. Sebastián Scherman Baez

    143. Ariel Alvestegui Seelenfreund

    144. Ricardo Berger G.

    145. M. Ester Moya-Grau Dulitzky

    146. Daniel Katz

    147. Ana V. Aranda Sanhueza

    148. Fanny Berlagoscky Mora

    149. Maritza Puebla Dulitzky

    150. Deborah Kucky Perera

    151. Yamyma Espinosa C.

    152. Andrea Águila Kiwi

    153. Juan José Ulriksen

    154. Denni Traubmann Sborowitz

    155. Galit Fierro Olavarría

    156. Alicia Olavarría

    157. Germán Leyens

    158. Jorge guralnik goluboff

    159. Adriana Guila Sosman Contreras

    160. Andrés Fielbaum

    161. Alejandro Guendelman Sperling

    162. Canela Bodenhofer

    163. Yael Mandler Márquez

    164. Daniel Silber

    165. Ignacio Vera Brito

    166.Sebastián Oksenberg

    167.Freeda Sharim Paz

    168.Paula Sharim Kovalskys

    169.Karina Berrier Sharim

    170.David Abraham Cuevas Sharim

    171.Cristobal Bedrack

    172.Martín Hopenhayn Goluboff

    173.Judith Pilowsky

    174. Clara Budnik

    175.Flavia Berger Moya

    176. Lucia Assael Budnik

    177. Jenny Assael Budnik

    178. Andres Waissbluth Weinstein

    179. Claudio Francisco Riveros

    180. Alejandro Fielbaum

    181. Daniela Hirsch Vergara

    182. Sandra Mosnaim Medina

    183. Ximena Melnick

    184. Veronica Zondek

    185. Carlos Oliveras Alé

    186. Naomi Durán Peliowski

    187. Gerardo E Gonzalez

    188. Daniela Manuschevich

    189. Luis Weinstein Crenovich

    190. Hann Peliowski Dobbs

    191. Claudio Morales Mena

    192. Hernan Vilo Sanchez

    193. Victoria Baeza Fernández

    194. Katia Maldavsky Silva

    195. Amarí Peliowski Dobbs

    196. Jose Navarro Barón

    197. Elizabeth Vaserman Chiappa

    198. Elizabeth Gajardo

    199. David Icekson

    200. Danit Erpel

    201. Patricia Lifschitz Gidansky

    202. Héctor Soto Bustos

    203. Viviana Steiner Segal

    204. Katia Gloger Betancourt

    205.Fernando Senerman Mandel

    206.Dalia Finkelstein

    207.Rosy Mandel Vaisman

    208.Luis Pinochet Lewin

    209.Francesca Bucci Medvinsky

    210.Emilia Cuevas Moraga Sharim

    211.Uri Guveritz

    212.Danny Oksenberg

    213.Cecilia Assael budnik

    214.Natalia Andrea Feliú Assaél

    215.Pablo Mendoza Topaz

    216.Alex Reimann

    217.René Ossandón Fernández

    218.Samuel Domb Couriel

    219.Sebastián Cid Domb

    220.Cecilia Albala

    221.Ricardo Trumper Margulis

    222.Matilde Hernandez Sharim

    223.Maria Elena Quiroz Moya

    224.Pablo Romeo Gómez

    225.Ofelia Moroni Yadlin

    226.Jacobo Barr Borizon

    227.Ximena Paz Weinstein Aranda

    228.Arieh Wallach Weinstein

    229.Cristian González

    230.Gabriel Fuentes Cruz

    231.Mario Contreras Santana

    232.Myriam Fliman

    233.Mónica Flanter Fliman

    234.Rony Goldschmied Neger

    235.Nadia Volosky

    236.Antonia Urrutia Codner

    237.Ernesto Benado R.

    238.Paul Stein Melnick

    239.Evelyn Murialdo

    240.Constanza Jacques

    241.Julio Laks

    242.Liliana Traubmann

    243.Zina Waisman

    244.Loreto Zeballos Schwarz

    245.Daniela Andrea Camhi Espinoza

    246.Jorge Volosky Lawner

    247.Claudia Chaimovich Guralnik

    248.José Manuel Aguirre Maldavsky

    249.Hanns Stein Klein

    250.Corina Rosenfeld Krakauer

    251.David Leon Kornbluth Camblor

    252.Ariel Berezin Culaciati

    253.Rodrigo A. Bastías Croudo

    254.Mauricio Durán Peliowski

    255.Mario Lanzarotti Melnick

    256.Benjamin Napadensky

    257.Karla Stein Melnick

    258.Eduardo Nudman Gordon

    259.Elisa Ruiz Vera

    260. Ivette Judith Rapaport Vargas

    261. Felipe Quinteros

    262. Carmen pinto lara

    263. Alberto Gurovich Weisman

    264. Mónica Rosenkranz Herzberg

    265. Yanko Rosenmann Becerra

    266.Erg Rosenmann Becerra

    267.Diego Cohen Maldonado

    268.Antonia Reyes Rosenkranz

    269.Andrés Araos

    270.Lía Celeste Maldonado Parada

    271.Noëlle Albagly Giroux

    272.Salvador Vega Telias

    273.Horacio Elías López Zarzosa

    274.Ricardo Trumper Margulis

    275.Camila Contreras

    276.Iona Rothfeld Báscoli

    Version originale: https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSeAKgd7jXzld0X80AASQTu1A4l5kg_J2kAvWlYzYtqBaqGETQ/viewform

  • L’UJRE s’associe à l’appel “Le 5 décembre, Paris fera taire Zemmour”

    L’Union des Juifs pour la Résistance et l’Entraide (UJRE) s’est constituée pendant la Seconde Guerre mondiale pour combattre le nazisme et l’Occupation. Fidèle à ses valeurs, elle combat l’extrême droite, surtout quand elle se révèle pétainiste. Elle s’associe pleinement à l’appel ci-dessous, conforme à son histoire. Elle invite ses adhérents, ses abonnés et tous ses amis à le partager très largement et à répondre présent, le 5 décembre 2021, pour montrer que Paris est antifasciste.

    Le Bureau de l’UJRE, 1er décembre 2021.

     

     

    DIMANCHE 5 DÉCEMBRE 2021 à 13 h.

    Barbès – Rochechouart

    Le 5 décembre, Paris fera taire Zemmour

    Dimanche 5 décembre 2021, Eric Zemmour tiendra un meeting au Zénith, porte de La Villette, à Paris. Une grand-messe fasciste présentée comme une étape déterminante dans la campagne politique de ce nouveau candidat d’extrême droite à l’élection présidentielle de 2022, déclaré officiellement depuis hier.

    Depuis des mois, Eric Zemmour déballe ses discours de haine en boucle, partout. Sa parole raciste, islamophobe, antisémite, misogyne, ultralibérale, sa réhabilitation des pires figures de notre histoire récente, dont Pétain, se répandent, avec la complicité aveugle ou assumée de celles et ceux qui ne cessent de lui tendre le micro ou de lui offrir des tribunes.

    À côté de lui, euphorisés par la libération de cette parole qui blesse et qui tue, les groupes fascistes se sentent pousser des ailes et multiplient les exactions. Ils prennent d’autant plus confiance que les autorités se gardent bien, pour l’heure, de réprimer leurs agissements. Certaines villes sont régulièrement le théâtre d’agressions et de dégradations de locaux militants et associatifs. Ainsi, par exemple, le 20 novembre dernier, à Paris, une quarantaine de militants d’extrême droite ont violemment attaqué le cortège de la manifestation contre les violences sexistes et sexuelles.

    En tant qu’organisations du mouvement social, nous avons une responsabilité historique devant laquelle nous ne pouvons nous dérober. Nous ne pouvons pas laisser un leader fasciste s’exprimer dans notre ville sans construire une riposte politique et sociale. Le 5 décembre 2021, Paris devra montrer qu’il est antifasciste.

    Cette date se doit d’être utilisée par l’ensemble du mouvement social pour jeter les bases d’une dynamique renouvelée, face à l’extrême droite. C’est pourquoi l’Union des syndicats CGT de Paris (UD CGT 75), Solidaires Paris, et la Jeune Garde Paris appellent, conjointement, à l’organisation d’une réponse forte. Elles convient l’ensemble des organisations syndicales, politiques et associatives parisiennes à les rejoindre pour tenir, le 5 décembre, une manifestation contre Eric Zemmour et la parole fasciste.

  • Henri Citrinot n’est plus

    Henri Citrinot n’est plus

    C’est avec une grande émotion que nous avons appris le décès samedi 6 novembre 2021 d’Henri Citrinot, à l’âge de 95 ans.

    Né à Lodz (Pologne), il fut enfermé dans le ghetto avec sa famille. Tous furent envoyés à Auschwitz où sa mère et ses sœurs furent assassinées dès leur arrivée.

    Son frère Abraham et lui survécurent à cet enfer suivi de la marche de la mort puis de l’internement au camp de Sachsenhausen, près de Berlin.

    À la fin de la guerre, les deux frères arrivèrent en France où ils furent accueillis un moment au foyer de Montreuil de la Commission centrale de l’enfance auprès de l’UJRE (CCE).

    Salarié de la Naïe Presse, où il occupa quelque temps le poste de rédacteur en chef, Henri travailla ensuite dans une maison d’édition puis créa avec Renée, sa femme, les Éditions de l’Amandier.

    Nous reviendrons dans le numéro de décembre de la Presse Nouvelle Magazine sur le parcours de cet homme, a mensch, comme on dit en yiddish, qui disait : je n’ai pas de haine.

    Toutes nos condoléances très attristées à sa femme Renée, ses enfants Laurent et Annick, ses petits-enfants et toute sa famille.

    Ses obsèques auront lieu mercredi 17 novembre à 14h30 au crématorium du Père Lachaise (ni fleurs ni couronnes).

     

  • 9 Novembre 1938 : vaste et meurtrier pogrom nazi en Allemagne et en Autriche

    Commémoration de la “Nuit de Cristal”

    Mardi 9 Novembre à 18h30

    devant le gymnase Japy

    (2 rue Japy, 75011 Paris)

    Nous nous retrouverons avec Mémorial98 et d’autres associations  pour commémorer cette nuit où la violence meutrière antisémite est déchaînée à grande échelle par les nazis, en Allemagne et en Autriche.

    Dans la nuit du 9 au 10 novembre 1938, des synagogues ont été incendiées dans toute l’Allemagne, en Autriche et dans les Sudètes annexés suite aux accords de Munich entre Hitler, l’Anglais Chamberlain et le Français Daladier. Des membres de la Sturmabteilung (SA) et de la Schutzstaffel(SS) ont brisé les vitrines de magasins juifs, démoli les maisons de citoyens juifs et maltraité leurs habitants. Bilan officiel : 91 morts, 267 lieux de culte et de congrégation détruits et 7 500 magasins dévastés. En fait, bien plus de 1 300 personnes sont mortes pendant et directement à la suite des émeutes et au moins 1 400 synagogues ou maisons de prière ont été gravement endommagées ou complètement détruites en Allemagne et en Autriche.
    Les nazis ont utilisé le meurtre du jeune secrétaire de l’ambassade d’Allemagne à Paris, Ernst vom Rath, par Herschel Grynszpan, dix-sept ans, comme prétexte à la terreur qu’ils ont présentée comme une réaction populaire spontanée. Ils baptisèrent eux-mêmes avec une ironie méprisante cette nuit d’effroi « Kristallnacht » – Nuit de cristal – en raison des débris de verre qui jonchaient les rues. Pour les historiens, c’est la Nuit des pogroms.
    Dans les jours qui suivirent, 30 000 Juifs furent déportés vers les camps de concentration de Dachau, Buchenwald et Sachsenhausen.

    Cette commémoration se situe aussi dans un contexte prélectoral qui nous a amené à dénoncer dans un communiqué de l’UJRE “Extrême Droite – Danger Extrême” récent l’actuelle faveur médiatique dont jouissent en France les entreprises d’extrême droite.

  • Hommage à Paulette Sarcey: Allocution de Claude Sarcey – 3 Novembre 2021

    Chers amis,

    Avant de dire quelques mots en notre nom, à ma sœur et moi, nous voudrions tout d’abord, vous remercier chaleureusement, vous toutes et tous, connaissances, amis et camarades très souvent de longue date et qui comptaient tant pour maman, d’être présents aujourd’hui.

    Nous tenons également à adresser nos remerciements à la mairie de Paris et tout particulièrement à Catherine (Vieu-Charier) qui lorsqu’elle était encore adjointe communiste à la mairie de Paris en charge de la mémoire et du monde combattant, a initié le projet de plaque commémorative qui nous réunit aujourd’hui, à Laurence (Patrice) qui a succédé à Catherine et qui l’a finalisé et bien entendu à Christine (Blaise de Candido) et à Isabelle (Bellanger) qui ont géré les aspects opérationnels à la perfection, et ce malgré nombre de difficultés rencontrées. Enfin, un grand merci à Monsieur Pliez, maire du 20eme arrondissement, qui nous accueille dans cette très belle salle des mariages.

    Maman nous a quitté il y a maintenant un an et demi, quasiment jour pour jour. En mai 2020 nous étions entrés de plein pied dans la crise sanitaire, ce qui nous a contraint à organiser des obsèques en très petit comité.

    Nous avons donc souhaité profiter de cette commémoration pour réunir tous les amis, tous les camarades ou tout bonnement toutes les personnes qui ont connu, côtoyé ou simplement rencontré maman et qui souhaitaient lui rendre hommage.

    On peut en comprendre les raisons.

    Cette femme, eh oui notre maman, a une histoire quelque peu unique en son genre.

    Je ne vais pas ici retracer toute sa vie, ça serait bien trop long, mais quand même un petit peu:

    Ses parents sont juifs polonais. Son papa syndicaliste et communiste a déjà connu la prison. Les pogroms et l’antisémitisme d’état (qui n’a hélas pas beaucoup évolué) les conduisent à quitter la Pologne en 1923 pour venir s’installer à Paris ou maman nait un an plus tard.

    C’est dans le quartier de Belleville qu’elle va grandir et commencer à fréquenter le patronage juif issu du mouvement communiste juif, la MOI. C’est dans ce patronage que toute sa culture avec un grand C va se forger : apprentissage du Yiddish, éducation politique, foulard rouge, mixité, laïcité et j’en passe.

    En 1939 au début de la guerre, maman a 15 ans mais est déjà doté d’une connaissance importante de ce qui se passe en Allemagne et en Europe.

    En 1940 elle s’engage de façon effective dans la résistance avec les FTP MOI à 16 ans au côté, entre autres, d’Henri Krasucki.

    Après 3 ans et demi d’activité de résistance active, elle, ainsi que la quasi-totalité de son réseau, est arrêtée par les brigades spéciales de la police française le 23 mars 1943.

    Emmenée à la préfecture, elle y restera quelques jours et sera tabassée à chaque interrogatoire. Après un long séjour à l’hôpital Rothschild et avoir subi une fausse opération par un médecin compréhensif dans le but de gagner du temps, elle sera transférée au camp de Drancy le 18 mai 1943.

    C’est le 23 juin 1943 que le véritable enfer commence. Après deux jours passés dans des wagons plombés (convoi 55), elle arrive à Auschwitz-Birkenau.

    Je ne vais pas ici décrire l’indescriptible ou narrer l’inénarrable. Juste 3 chiffres: Auschwitz c’est 1 300 000 déportés, 1 100 000 morts dont près de 1 million de juifs.

    Maman avec quelques-unes de ses amies a eu la chance de rentrer. Elle n’a jamais cessé de nous dire que ce qui les sauvé, c’était l’entraide, la solidarité, la résistance.

    Après la marche de la mort et 700 kms faits à pied, maman arrive à Paris le 22 mai 1945, soit quasiment 2 ans jours pour jours après avoir été déportée.

    De retour ce sont les retrouvailles avec la famille, les copains et tout de suite l’engagement: Un mois après son retour, c’est le départ dans les colonies de l’UJRE pour s’occuper des enfants.

    Toute sa vie durant, maman n’a eu de cesse que de respecter la parole qu’elle et ses camarades avait exprimées: si nous rentrons il nous faudra raconter pour que tout le monde sache.

    En 1950 lorsqu’elle revient des États-Unis ou elle a épousé mon père, lui-même engagé dans les FTP dès l’âge de 16 ans, et donné naissance à ma grande sœur, elle s’investit au sein de l’UJRE pour aider de toutes les façons possibles celles et ceux qui comme elle, ont été victimes de la Shoah.

    En parallèle, elle rejoint au moment de sa création, l’Amicale des Anciens Déportés Juifs de France.

    Elle témoignera en RDA en 1963 au procès de Hans Globke, accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité et condamné à la prison à perpétuité.

    En 1977 elle participe au procès de Francfort qui vient en complément du 1ER procès de Francfort, appelé aussi procès d’Auschwitz, qui s’est tenu en 1963 et qui a abouti à la condamnation de près d’une vingtaine de nazis opérant sur le camp même d’Auschwitz.

    Jusqu’à son dernier souffle elle n’aura eu de cesse qu’à transmettre, transmettre et encore transmettre …

    Au siens, en leur parlant, leur racontant, en les amenant même à Auschwitz quand ce fut possible.

    Aux collégiens et lycéens en allant écouter, raconter et alerter pour que plus jamais ça.

    Aux étudiants, aux chercheurs, aux historiens en racontant la résistance juive communiste, en rappelant sans cesse, malgré ce qui a tendance à être encore dit par certains en ce moment, que les arrestations des juifs, communises ou non, français ou immigrés étaient bien le fait de la police française, et bien sûr en décrivant la réalité de l’horreur des camps…

    A qui voudrait bien l’entendre et la lire en participant activement a des reportages, des films, des ouvrages jusqu’à écrire en toute modestie sa propre histoire.

    Enfin, je voudrais vous dire que nous avons tout fait pour l’accompagner le mieux possible et avec tout notre amour, les quelques mois qui ont précédé son décès.

    Ne pouvant que très difficilement se lever, elle était toujours très attentive à ce qui se passait en France et dans le monde en suivant les informations bien sûr, et en lisant ses 2 journaux: La presse nouvelle magasine et l’humanité.

    Et jusqu’au bout, elle nous a fait part de son effroi à voir un peu partout dans le monde et en Europe des partis ou mouvement d’extrême droite gagner des élections. Sans parler de la France ou heureusement, elle n’a pas assisté à l’ignoble succès que les sondeurs semblent attribuer à une horrible petite marionnette fasciste, homophobe, raciste, antisémite et négationniste qui n’a pas hésité à déjeuner avec Le Pen et la fille de Ribbentrop (ministre des affaires étrangères d’Hitler), fille qui le soutient et qui n’a jamais exprimé le moindre regret quant aux activités de son ordure criminelle de père.

    Elle me disait très souvent et avec un sérieux de ministre que beaucoup d’entre vous connaissent : « Tu sais, j’ai pas peur pour moi, qu’est-ce que tu veux qu’il m’arrive, mais je crains pour l’avenir de mes petits». Il y a de quoi, et cette peur, cette inquiétude, nous la partageons, et c’est pourquoi nous tentons à notre façon de nous inscrire dans ses pas ainsi que dans ceux de notre papa qui lui aussi nous manque quotidiennement.

  • Hommage à Paulette Sarcey: Allocution de Raphaele Sarcey – 3 Novembre 2021

    Bonjour à tous !

    Salut à toi !

    On prend les mêmes et on recommence. Belote, rebelote et me revoilà à devoir parler de toi à un pupitre.

    Les mêmes, c’est pas vraiment vrai.

    Aujourd’hui il y a ceux qui n’ont pas pu venir te dire au revoir au Père Lachaise l’année dernière.

    Les trémolos dans la voix m’ont quittée.

    Je parle de toi si souvent. Avec maman, avec Judith, Fabien, nos enfants, mes amis et même ceux que je connais peu…

    Comme une toute petite fille je dis : bah moi ma grand-mère elle était incroyable, elle était résistante et elle est revenue du pire.

    Une fierté ça c’est sûr et aussi, je crois, comme un avertissement à mon interlocuteur : attention à ce que tu vas dire sur un certain nombre de sujets… Un peu comme une gardienne de l’histoire et de la vérité.

    Tu sais on est devenus complètement zinzins ici.

    On a adopté un chien. On a quitté Paris Belleville pour vivre à la campagne tout près de la mer. On y est bien. Loin de l’agitation. Mais encore beaucoup trop près des bruits qui se font entendre ces temps ci.

    Je te dis ils sont tous devenus zinzins !! Et que Pétain aurait sauvé les juifs de France, et qu’on a qu’à laissé mourir les réfugiés aux portes de chez nous, et que nos prénoms ne sont pas assez français. Je ne peux pas te faire la liste ici, ça nous donnerait la nausée à tous…

    Ils me font peur, ils t’auraient révoltée.

    Nous avons eu drôlement de la chance de t’avoir comme grand-mère ! Une grand-mère incroyablement aimante, souvent rude, extrêmement exigeante et tellement drôle. Promis je ne raconte rien ici de toutes les conneries que tu faisais pour nous faire marrer. Non non. Ici on célèbre la grande dame. Celle qui toute jeune s’est battue pour la liberté, qui a subi les tortures, les humiliations et qui a survécu au projet d’extermination. On célèbre celle qui a passé sa vie à raconter l’horreur pour que jamais elle ne s’efface des consciences.

    Nous avons eu de la chance de t’avoir comme grand-mère. Tu nous as offert un magnifique exemple de courage, de dignité, d’ouverture au monde, de révolte, d’empathie et d’indignation. Je crois que nous sommes, tes enfants, tes petits-enfants et tes arrières petits enfants, des gens bien. Des mensch comme tu l’aurais dit.

    Tu as laissé derrière toi une très belle famille, des livres, des documentaires et certainement des traces dans le cœur de certains collégiens et lycéens pour lesquels tu as raconté.

    Tu as fait du bon boulot !

    Aujourd’hui c’est notre tour de faire le job ! On laissera rien passer, on remettra l’histoire à sa place, on sera vigilants.

    Cette plaque peut-être, je l’espère, rendra curieux de toi certains passants et permettra surtout d’inscrire dans le marbre cette traversée qui est la tienne certes, mais celle de millions d’autres.

  • Hommage à Paulette Sarcey: Allocution de Claudie Bassi Lederman – 3 Novembre 2021

    Madame Laurence Patrice, adjointe à la Maire de Paris, chargée de la mémoire et du monde combattant,

    Monsieur Eric Pliez, maire du 20e arrondissement de Paris,

    Mesdames et Messieurs les élus,

    Chers amis,

    Chers Michou et Claude,

    Chers petits enfants et arrière-petits enfants que Paulette aimait tant et dont elle était si fière. Nous vous avons vu naître pour certains et nous vous avons tous suivis au cours des années, sur les photos qu’elle était si heureuse de nous montrer.

    J’interviens ce matin pour parler de la grande dame qui nous aimait, que nous aimions, que nous aimons et avec qui nous avons tellement ri et tant appris.

    J’interviens au nom de l’UJRE et de MRJ-MOI, ces organisations auxquelles Paulette était viscéralement attachée:

    • l’UJRE qui a uni, durant l’Occupation, toutes les organisations résistantes de la section juive de la MOI parmi lesquelles l’Union des Jeunes Communistes Juifs dont Paulette a fait partie avec ses amis dès 1940,

    • et MRJ-MOI, créée en 2005 pour faire connaître, avec son musée virtuel, une histoire occultée, celle de la participation des juifs immigrés à la Libération de la France, celle de l’engagement communiste dont la spécificité juive est restée longtemps ignorée. Paulette fut l’une des premières à parrainer notre association et elle attendait avec une très grande impatience la mise en ligne de notre musée.

    Nous savons tous quelle héroïque résistante elle a été mais, ne pouvant parler d’elle aussi longtemps que nous l’aurions désiré, nous nous sommes limités à quelques moments partagés avec elle, souvenirs précieux pour nous:

    Paulette et le 14 rue de Paradis, “le 14”, comme nous l’appelons.

    En ce lieu symbolique de son histoire, Paulette, membre des bureaux de l’UJRE et de MRJ-MOI arrivait toujours aux réunions pleine d’énergie, souriante et très élégante. Elle a toujours été très élégante et vers la fin de sa vie, alors qu’elle ne sortait plus de chez elle, elle soignait sa mise, même en robe de chambre, et faisait venir le coiffeur à son domicile.

    En attendant le début des réunions, Paulette parlait avec chacun mais s’impatientait : tant de «tâches essentielles» nous attendaient. Il n’y a pas si longtemps, elle présidait une AG de l’UJRE avec sérieux et fermeté mais toujours avec humour, sachant souvent aplanir les conflits, ne taisant jamais les divergences, les heurts, ne cédant jamais sur ses valeurs et convictions.

    Quand elle ne se déplaça plus, nous nous sommes réunis chez elle où Victoria, la “commandante” comme elle l’appelait, sa nounou –dame de compagnie moldave–, nous préparait systématiquement d’énormes piles de crêpes. Depuis le départ de Paulette, “le 14” n’est plus le même pour nombre d’entre nous.

    Paulette et la préparation du diaporama du 70e anniversaire de l’UJRE en 2013.

    Paulette se déplaçait à l’époque sans problème mais il nous était plus facile –nous étions nombreux– de travailler plusieurs fois par semaine, des semaines durant sur la grande table de sa cuisine où nous étalions des centaines de photos que Paulette commentait sans hésitation –beaucoup d’entre elles lui appartenaient. Aujourd’hui, il nous revient en mémoire, parmi beaucoup d’autres témoignages d’une vie : Paulette, à 7 ans, en maillot de bain, à l’île de Ré, dans une colonie du Secours Rouge. Paulette, à 13 ans, à Berck-Plage, avec Roger Trugnan et Germaine, la petite sœur de ce dernier. Paulette, à son arrivée à Auschwitz (carte d’immatriculation).

    Elle nous a longuement raconté la Résistance dans le camp d’extermination. Paulette, à la Libération, dans le film de l’UJRE, “Nous continuons“. Ou encore, Paulette, travailleuse sociale à la CCE, la Commission Centrale de l’Enfance, pour “faire rire” les enfants de déportés et fusillés.

    Toute l’histoire des nôtres, les juifs communistes immigrés, a défilé dans cette cuisine si chaleureuse.

    Le tournage de notre film “Nous étions des combattants.

    Les souvenirs de Paulette étaient d’une grande précision, elle avait une excellente mémoire. Et ceux qui l’ont vue dans “Cité de la Muette”, le premier film sur le camp de Drancy (souvent présenté par Tanguy Peron) et tourné par Jean-Patrick Lebel en 1986 ainsi que dans notre film réalisé 30 ans plus tard par Pierre Chassagnieux et Pauline Richard, ne peuvent aucunement dater les témoignages de Paulette ni penser que tant d’années séparent ces récits.

    Nous avons passé de longs moments avec Paulette, l’interviewant, l’écoutant. Elle nous faisait si bien vivre, toujours avec sobriété et modestie, les combats clandestins, la déportation, les tragédies quotidiennes, la Résistance dans le camp et la nécessité de vivre pour témoigner, vivre pour témoigner, toujours la nécessité de la transmission. Pour elle, transmettre la connaissance, faire vivre les mémoires, commémorer le passé, servait à écrire l’avenir. Un avenir qui l’inquiétait.

    Notre film a obtenu un succès bien mérité auprès de publics très divers, mais ce qui réjouissait Paulette, c’étaient les questions des lycéens sur l’engagement, sur le sens de l’engagement à notre époque. Ces réactions lui donnaient confiance en la jeunesse.

    Travailler avec elle, militer avec elle nous a tous fait progresser humainement, intellectuellement, et sur le plan politique. Intelligence, sensibilité, tendresse pour ses amis, sens du collectif, telle était Paulette. Et le rire, celui de sa jeunesse, même à Auschwitz, ce rire qu’elle nous a transmis et que nous entendons encore.

    La légion d’honneur de Robert Endewelt.

    Notre association a mené un très long combat, plus de deux ans, avec Julien Lauprêtre, pour l’attribution de la Légion d’Honneur à Robert. Cette Légion d’Honneur, Robert tenait absolument à ce que sa grande amie Paulette Sarcey la lui épingle. “Je tenais à ce que ce soit elle qui me remette cet insigne. Je la considère en effet comme une des grandes figures de notre mouvement de Résistance et une solide amitié nous lie par ce passé commun“.

    Paulette, ne pouvant se déplacer, la cérémonie a eu lieu chez elle en présence de quelques-uns d’entre nous. Ce moment, ô combien émouvant, a été filmé, et le jour de la fête, en l’honneur de Robert, nous l’avons projeté au “14”.

    Quelques moments plus intimes.

    Nous ne pouvons taire les nombreuses séances de ragots au cours desquelles nous avons tant ri. Chez Paulette ou le soir au téléphone, la séance commençait par ” allez, maintenant, on ragote”. Et tout y passait, quelquefois, à la limite de la décence mais jamais méchant, toujours si drôle et ça faisait tant de bien.

    Nous nous rappelons aussi les quelques jours qu’elle avait passés un été dans une institution du XVIe arrondissement. Michou et Claude, vous n’aviez pas voulu la laisser seule à Paris. “Ces bonnes femmes“, nous a-t-elle dit, ne lisaient que le Figaro, je ne pouvais parler avec personne de l’Huma et, surtout, c’était impossible de rire avec elles. Alors, je suis rentrée chez moi“. Les descriptions hilarantes de son séjour nous amusent encore.

    Nous trahirions notre grande amie si, avant de nous séparer, nous n’évoquions pas ses grands amours, Robert et Max.

    Robert, son petit frère, son Robigniou qu’elle avait caché durant l’Occupation dans la Sarthe, avec Lili, la petite sœur d’Henri Krasucki. Robert qui ressemblait tant physiquement à leur père. C’est flagrant sur les photos et elle en était heureuse. Robert qui a beaucoup aidé nos associations.

    Et Max, je cite Paulette: “Max, le frère, l’ami, le mari, l’amant, le père, le grand-père si merveilleux…”. Et nous ajoutons aussi : un très grand résistant.

    Pour conclure cette brève évocation, nous désirons vous citer trois extraits des très nombreux témoignages que nous avons reçus lorsque nous avons annoncé la mort de Paulette.

    Malgré les années, elle continuait à être à mes yeux, à sa manière unique, la même jeune résistante de ce groupe des ” jeunes Juifs de la MOI” que nous admirons tous“;

    Je suis très, très touchée par sa disparition. C’était… un Mensh, pas seulement debout mais droite“.;

    Nous l’admirions pour ce qu’elle avait fait. Nous l’aimions pour ce qu’elle était“.

  • Hommage à Paulette Sarcey: allocution de Laurence Patrice – 3 Novembre 2021

    Monsieur le Maire du 20e arrondissement, cher Eric Pliez,

    Madame la Présidente de MRJ-MOI, chère Claudie Bassi-Lederman,

    Mesdames et Messieurs les Présidentes et présidents d’association,

    Mesdames et Messieurs,

    Chers amis,

    Chers camarades,

    Chère Michèle, cher Claude, au moment d’évoquer le souvenir de votre mère, je veux vous adresser, ainsi qu’à vos proches, les pensées chaleureuses de la Maire de Paris, Anne Hidalgo que je représente ici.

    Nous sommes réunis, si nombreux ce matin. Votre famille et vos amis, les camarades et les proches de votre mère. Et je remercie infiniment Eric Pliez, de nous accueillir dans sa mairie de 20e arrondissement.

    Je suis particulièrement fière d’avoir proposé au vote du Conseil de Paris la délibération rendant hommage à Paulette Sarcey, et je veux naturellement saluer mon amie Catherine Vieu-Charier qui avait initié ce projet de plaque. Cette délibération a été votée à l’unanimité des Conseillers de Paris comme des élus du 20e arrondissement au préalable, et dans cette formulation que vous avez choisie chère Michèle, cher Claude : Paulette Sarcey, résistante juive, FTP-MOI, déportée à Auschwitz, chevalier de la Légion d’Honneur.

    Des mots qui seront désormais gravés, rue Pelleport, sur la façade de l’immeuble où Paulette vécut dans sa jeunesse, réveillant certainement le souvenir des plus anciens habitants du quartier, et s’offrant surtout à la curiosité des plus récents, interpellant je l’espère les passantes et des passants. Notre rendez-vous ici ce matin est d’abord un temps d’hommage que nous avons attendu du fait de la situation sanitaire, et qui nous fait à toutes et tous chaud au cœur.

    C’est aussi l’occasion tous ensemble d’exprimer notre immense reconnaissance à Paulette, et je dirais aussi, notre gratitude, et à travers nous, celles des Parisiennes et des Parisiens, pour son action de femme résistante, pour son parcours de militante, cette vie d’engagement qui raconte le cheminement d’une jeune fille confrontée à la déroute de l’humanité de son siècle, et qui de fait, a très tôt décidé de prendre ses responsabilités de citoyenne.

    Paula, Paulette, venait d’une famille ouvrière polonaise. Froïm, son père, était un ouvrier du cuir, militant syndicaliste et communiste, et Jenta (prononcer Yenta) sa maman travaillait elle dans la confection ; ils étaient venus confiants s’installer dans ce Paris qui a accueilli tant de familles d’Europe de l’Est. Des femmes, des hommes, des enfants qui ont dû ainsi trouver l’énergie de s’exiler, le courage de s’improviser un avenir, en fuyant les pogroms, l’antisémitisme de leur pays d’origine. On sait l’espoir que représentait pour ces familles notre ville, combien elles et ils croyaient à tous les possibles d’une vie nouvelle, en sécurité, dans la capitale des lumières, celle des Droits de l’Homme.

    Comme l’a dit si bien Simone Veil, je cite : «des immigrés qui avaient confiance en la France comme en leur terre d’asile».

    Et la jeune Paulette y a cru bien-sûr, dans le tourbillon d’une jeunesse joyeuse, elle fleurit dans le quartier de Belleville. Le foulard rouge noué autour du cou, elle participe aux fêtes de la Bellevilloise, et vend avec d’autres le dimanche au métro Belleville le journal Mon Camarade, à côté de son père qui lui vendait la Naïe Presse, concoctée au 14 rue de Paradis, dans le 10e qui m’est cher. Un lieu mythique qui reste aujourd’hui encore grâce à beaucoup d’entre vous ici, le cœur toujours battant de la mémoire des MOI et de l’UJRE… La jeune fille, encore une gamine, n’est aussi pas en reste pour aller manifester, pour s’engager, et comme tous les jeunes progressistes, elle est bien entendu un soutien, enthousiaste et solidaire de l’Espagne républicaine.

    Pour autant en Europe, elle sent les vents sournois s’insinuer, puis de plus en plus vifs et glacials ils se rapprochent, vents de haine, de violences antisémites des fascismes qui essaiment leur fiel mortel de par l’Europe.

    L’espoir de la République espagnole sombre dans la guerre civile sous les coups des franquistes, l’Italie se donne à Mussolini, et la République de Weimar se suicide en appelant Adolf Hitler à la chancellerie scellant ainsi le destin mortifère de l’Europe pour longtemps, ouvrant la voie au pire génocide de tous les temps.

    Pourtant, quand la France tombe à son tour, que surviennent la stupeur de la défaite et l’abomination de la collaboration, Paulette ne perd ni son aplomb ni ses convictions, elle ne reconnaît pas le pouvoir de Vichy. Et elle refuse, comme quelques-uns, cela a été dit, de porter l’étoile jaune. Imaginons la force de caractère, le courage de cette fille de tout juste 16 ans qui entre alors dans la Résistance avec les autres jeunes communistes de la MOI, avec Henri Krasucki, avec Robert Endewelt, avec Roger Trugnan… Oui elle a 16 ans seulement quand sous le nom de « Martine », elle incarne un des visages d’une résistance déterminée.

    Et à cette étape j’en profite pour redire combien les femmes, quels que soient les courants de la Résistance furent nombreuses et essentielles à s’y engager, mais aussi combien beaucoup, dès la libération, furent reléguées dans l’ombre.

    Cécile Rol Tanguy l’a bien souvent rappelé dans ses itw, ses témoignages, elle considérait que beaucoup de ses camarades femmes résistantes avaient été mal traitées et bien peu honorées dans la France d’après-guerre.

    Revenons donc à cette grande résistante que fut Paulette Sarcey. Vichy n’a de cesse bien-sûr de traquer ces jeunes communistes rebelles pour les briser. Ces autorités vendues aux nazis organisent alors des filatures minutieuses, espionnent les mouvements des jeunes gens. Et la police de Vichy arrive à ses fins mettant la main sur le collectif. Paulette est arrêtée le 23 mars 1943.

    Interrogée, torturée, elle est conduite le 18 mai à Drancy avant d’être déportée à Auschwitz par le convoi 55 du 23 juin 1943.

    Dans ces conditions si terribles, si extrêmes, après Drancy, après le supplice du convoi dans les wagons à bestiaux, à Auschwitz, condamnée à la faim, au froid, aux violences, aux maladies, Paulette Sarcey compte parmi les « chanceuses » mot horrible s’il en est, mais qui dit pourtant le sort de celles qui ont échappé au triage à l’arrivée du camps, à la mort immédiate dans les chambres à gaz.

    Là, Paulette a encore résisté, rejoignant la résistance intérieure du camp, aux côtés notamment de Marie-Claude Vaillant. Puis ce fut encore l’errance sur les routes terrifiantes et glaciales de Pologne et d’Allemagne, après l’évacuation du camp. Paulette survivra aux Marches de la Mort avant d’être libérée le 2 mai 1945.

    Cette histoire, elle la raconte dans Paula, survivre obstinément.

    «À mon retour d’Auschwitz, le 22 mai 1945, j’ai eu la chance inouïe de retrouver à Paris ma famille miraculeusement épargnée. Je n’ai ni oublié, ni pardonné et j’ai tenu parole: j’avais promis à mes camarades de déportation de tout raconter. Aujourd’hui, souvent inquiète pour l’avenir, je suis heureuse que mon histoire puisse être lue par tous.»

    C’est ainsi qu’elle introduit la publication de son témoignage.

    Effectivement le 22 mai, elle est de retour à Paris. Ils ne sont que six survivants sur les 57 personnes qui ont été arrêtées avec elle.

    Sans répit, elle va d’emblée retrouver, rue Julien Lacroix, les Jeunesses communistes et elle intègre la section des jeunes de l’UJRE, comme tu nous l’as dit, chère Claudie.

    Reprenant à la fois ses activités militantes et sa vie de camarade communiste, Paulette veut aussi honorer tout de suite ce serment fait à ses camarades de déportation «de tout raconter».

    Alors Paulette s’investit sans attendre et avec force dans les organisations d’anciens résistants et déportés, elle multiplie les témoignages et les entretiens. Il fallait mettre des mots sur l’innommable, cet univers concentrationnaire ou, comme le disait Charlotte Delbo, «La lumière de mort décomposait la vie»

    Elle consacre le reste de son existence, sans relâche, à témoigner de la vie, de la mort dans les camps, de la Résistance et des engagements de sa jeunesse.

    Dire, transmettre, rappeler à toutes et tous, faire savoir, faire connaître aux plus jeunes, l’histoire de la Shoah et celle du combat contre tous les fascismes.

    «Il faut rester ensemble pour être forts. Pour survivre. Pour que quelqu’un sorte raconter

    Disait-elle

    Nous découvrons à travers Paulette Sarcey une héroïne humble : elle a toujours associé ses soeurs et frères d’armes à son engagement. Car plus que les faits, plus que l’histoire, Paulette a voulu faire entendre et transmettre des valeurs :

    • L’importance de l’éducation populaire, et du partage des savoirs pour être plus forts, plus éclairés,

    • La nécessité absolue de la solidarité, de la fraternité des peuples et la vigilance nécessaire pour que l’union des coeurs et des volontés servent toujours le bien commun.

    La République l’a ainsi honorée de la Légion d’honneur, de la médaille militaire et de la Croix de guerre. Elle qui a toujours défendu justement les valeurs de cette République.

    Un idéal de liberté d’égalité de fraternité réel.

    Aussi par-delà notre hommage aujourd’hui, par-delà cette plaque qui garde trace et mémoire de son parcours, nous devons d’abord à Paulette de continuer, de prendre le relai bien-sûr de la transmission, mais aussi de son courage et de son audace au combat…

    Et chers amis, on le voit, on l’entend, il y a bien matière à combattre aujourd’hui.

    On a déjà depuis plusieurs années vu ressurgir des actes, des insultes antisémites, des dégradations de sépultures.

    Puis ce sont des hommes et des femmes, en France, au 21e siècle qui ont été torturés et assassinés parce qu’ils ou elles étaient juifs en France… je ne redirai pas la litanie de ces victimes, je rappellerai juste aujourd’hui le souvenir de Mireille Knoll, alors que se tient le procès de ses assassins en ce moment, eux qui étaient les voisins de cette femme dont la douceur, la générosité tranquille était bien connu depuis des décennies dans son quartier du 11e non loin d’ici.

    Combien de morts encore à venir dans ce pays ? La France où en 2021, on s’autorise sans complexe à sonder les gens pour savoir ce qu’ils pensent des juifs…

    Et où, ainsi, on donne écho à l’expression de celles et ceux qui pensent qu’il y a trop de juifs influents !

    Un glissement terrifiant ici de la banalisation dans les médias d’obscurs relents antisémites et négationnistes, où on laisse antenne ouverte à un homme condamné pour racisme et antisémitisme, un homme qui se vomit lui-même, en vomissant sur la repentance de la France, au nom d’une prétendue grandeur il nie le rôle de Vichy, insultant aussi bien les victimes de la Shoah, la Résistance constituée justement de tant d’hommes et femmes d’origine étrangère, unis pour défendre les valeurs démocratiques et républicaines . Et comme si cela ne suffisait pas, insultant les familles et victimes du terrorisme islamiste aujourd’hui… Ces propos de haine, cette volonté d’opposer les habitants de notre pays entre eux, de stigmatiser les unes et les autres du fait de leur religion, origine, genre et orientation sexuelle, n’est rien d’autre que le noyau d’une idéologie fasciste… laisser dire, laisser banaliser ces mots et ces idées c’est faire insulte à la mémoire de celles et ceux qui sont morts au combat contre tous les fascismes, morts dans les camps nazis, et c’est faire insulte au message, au travail de tous les grands témoins, comme le fut Paulette.

    Chers amis,

    Oui Paulette Sarcey fut de ces femmes et de ces hommes qui se lèvent quand tout bascule, quand la République, la liberté sont en danger car elles et ils croyaient possible et essentiel d’oeuvrer pour un monde meilleur, un monde de justice sociale, de paix et de fraternité.

    Sa vie entière en est la preuve, Paulette a agi et témoigné pour nous montrer, en toute humilité, mais avec constance et détermination, qu’il était toujours possible d’inverser le cours de l’histoire…

    Il nous revient maintenant de ne pas la décevoir

    Il nous revient dans ces semaines même, l’impérieux devoir, d’être dignes ensemble de cette leçon de courage, de générosité et de dignité que Paulette nous a laissé.

    Je vous remercie.

  • Paris 20ème: Hommage à Paulette Sarcey – 3 Novembre 2021

    Hommage à Paulette Sarcey,

    Résistante juive, communiste, FTP-MOI

    Mercredi 3 Novembre 2021, 10h45

    Mairie du 20ème Arrondissement

     

    La Mairie de Paris a rendu hommage à notre camarade à l’invitation d’Anne Hidalgo, avec Laurence Patrice Adjointe à la Maire de Paris, chargée de la mémoire et du monde combattant, et de Éric PLIEZ, Maire du 20e arrondissement.

    La cérémonie s’est déroulée à 10H45 dans la salle des mariages de la mairie du 20e arrondissement de Paris.

    Plusieurs allocuations ont été prononcé en présence d’un public nombreux:

    Le dévoilement d’une plaque à sa mémoire a été effectué à cette occasion. Dans les jours suivants, cette plaque sera posée au 165 rue Pelleport.

    Plaque Paulette Sarcey 165 rue Pelleport Paris 20ème